Guide Népal

Informations générales

Langue officielle : le népalais. Les népalais parlent anglais dans le secteur du tourisme.

Institutions : régime parlementaire.

Religion : majoritairement hindouiste et bouddhiste

Nombre d’habitants : environ 30 millions – plus de 60 ethnies

Superficie du pays : 147 179 m2, soit entre 4 et 5 fois moins que la France

Conditions d’entrée et Visa

Votre passeport doit être valide 6 mois minimum après la date de retour.

Pour obtenir le visa :

  • En France, au Consulat Général Honoraire du Népal  – Boîte postale 40257 – 76004 ROUEN CEDEX 2 : toutes les conditions d’entrée sont décrites sur le site http://www.consulat-nepal.org/
  • Au Népal, dès l’atterrissage à l’aéroport de Katmandou (prévoir un peu d’attente en haute saison) : une photographie d’identité est nécessaire. Coût du visa (depuis juillet 2019) : 30 dollars jusqu’à 15 jours, 50 dollars jusqu’à 30 jours et 125 dollars au-delà de 90 jours. Afin de d’accélérer la procédure, vous pouvez renseigner un formulaire pour enregistrer la demande de visa (à faire au plus tôt 14 avant l’arrivée à Katmandou) : https://nepaliport.immigration.gov.np/on-arrival/IO01. Il faut imprimer le document qui comporte le “submission number”.

Depuis juin 2023 , les voyageurs peuvent entrer librement au Népal : aucun passe sanitaire ou test PCR négatif n’est demandé.

Argent

Monnaie : roupie népalaise

Taux de change : un euro = 143 roupies (taux de change février 2024)

Vous pouvez retirer de l’argent à Katmandou et Pokhara dans des distributeurs. Les montants sont limités (30000 ou 35000 roupies) et les frais assez importants (500 roupies). Prévenez votre banque avant de partir (de nombreux touristes se retrouvent avec une carte bloquée après quelques tentatives infructueuses dans certains distributeurs).

De nombreux bureaux de change sont disponibles à Katmandou et Pokhara. Vous pouvez également changer vos euros à l’aéroport.

Géographie et climat

Décalage horaire  avec la France : + 4h45 en hiver et + 3h45 en été

Climat : tropical avec saison sèche d’octobre à mai et saison humide de juin à septembre.

A Katmandou, les températures varient de 0 à 30 degrés selon la saison.

Le pays est divisé en trois zones géographiques qui constituent 3 bandes :

  • Le Teraï, en prolongement de la plaine du Gange, offre un climat tropical type avec des températures très hautes en été (altitude moyenne : 100 m)
  • Le pays des moyennes montagnes (« collines ») où se trouve la vallée de Katmandou (altitude 1300 m)
  • L’Himalaya, aux conditions climatiques rigoureuses. 8 des 10 plus hauts sommets de la planète (dont le mont Everest culminant à 8848 m) se trouvent au Népal.

Les meilleures périodes pour partir

La haute saison touristique au Népal se situe en automne de septembre à novembre, et au printemps de mars à mai. Vous pouvez néanmoins voyager toute l’année en fonction du programme choisi. L’été, la mousson peut être pénible si vous détestez la pluie (et les sangsues rencontrées sur les sentiers !), et vous n’apercevrez les sommets que de temps en temps. En revanche, les circuits sont nettement moins fréquentés. Le mois d’août est propice à l’exploration de la zone transhimalayenne (Mustang, Dolpo) protégée de la mousson. L’hiver, il est toujours possible de marcher dans la région des collines ou sur les contreforts de l’Himalaya à des altitudes raisonnables. Les cols de haute altitude sont fermés et les grands classiques tels le tour des Annapurnas ou le camp de base de l’Everest sont plus que déconseillés. Préférez la visite du Terai ou le tour des villes historiques !

Vaccins, maladies et mal des montagnes

Aucun vaccin n’est obligatoire pour rentrer au Népal. Il est néanmoins fortement conseillé d’être à jour dans ses vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. Une vaccination contre la fièvre typhoïde et l’hépatite A est également recommandée.

Les problèmes intestinaux sont à prévoir (tourista en particulier) : ajouter dans votre trousse à pharmacie des médicaments contre la diarrhée. Des traitements préventifs à base de probiotiques sont assez efficaces.

Le mal des montagnes ou MAM (mal aigu des montagnes) : LE problème à prendre au sérieux quand on fait un trek au Népal. Les conséquences les plus graves sont l’œdème pulmonaire ou l’œdème cérébral. Le mal des montagnes peut arriver à n’importe qui, même au marcheur le plus aguerri, car il n’y a pas de lien entre l’entraînement que vous avez suivi et France et la survenue du mal d’altitude. La seule façon de le guérir est de redescendre. Sachez que les étapes d’un trek sont prévues pour une acclimatation en douceur. Dans tous les cas, suivez toujours les recommandations du guide.

Équipement pour un trek

Pour réaliser un trek, l’équipement minimum est le suivant :

  • bonnes chaussures de marche
  • chaussures de rechange pour le soir (baskets ou tongues selon la saison et l’itinéraire)
  • bâtons (attention les genoux, il y a beaucoup de marches au Népal car les chemins sont aménagés pour ne pas devenir des torrents pendant la mousson)
  • petite sac à dos pour la journée
  • sac à dos ou sac « mou » contenant les affaires que vous allez confier au porteur
  • veste coupe-vent pour la journée et doudoune chaude pour le soir (la température chute avec l’arrivée de la nuit en altitude)
  • deux pantalons
  • autres vêtements pour le froid : polaire, collant, gants, bonnet et écharpe
  • protections contre le soleil : lunettes, chapeau, foulard, crème
  • cape de pluie ou autres vêtements plus techniques pour se protéger de la pluie
  • duvet chaud (à définir selon le circuit et la saison, nous nous ferons un plaisir de vous indiquer le duvet idoine !)
  • lampe torche (lampe frontale de préférence)
  • trousse à pharmacie (avec à minima médicament contre la diarrhée, antibiotique à large spectre, pastilles de chlore pour purifier l’eau, antalgique, désinfectant et pansements pour plaies ou ampoules si nécessaire)
  • tee-shirts et sous-vêtements séchant rapidement ! (astuce de marin : si vous placez un vêtement humide au fond de votre sac de couchage avant de vous endormir, vous le retrouvez sec le lendemain matin)

Attention, ne prenez que le strict minimum ! On emporte toujours trop pendant un trek et il est toujours possible de laisser une partie de ses affaires à l’hôtel. Nous vous demandons de ne pas dépasser 12 kilos par personne pour les affaires que vous allez confier aux porteurs (chaque porteur doit porter les affaires des deux personnes, plus ses propres affaires).

Assurances

Pour les voyageurs qui choisissent un trek en montagne, il est nécessaire de prendre une assurance de type « assistance » qui couvre les frais de secours et recherche en montagne. Une prise en charge jusqu’à 10 000 euros est nécessaire pour qu’un hélicoptère accepte de décoller.

Aventures Népalaises travaille avec ASSURINCO, spécialiste des assurances voyage.

Plusieurs formules d’assurance sont possibles. Consultez-nous pour plus d’informations. Nous vous envoyons le contrat d’assurance complet sur demande.

Quel trek choisir ?

Vos dates de vacances, votre budget, votre niveau, votre penchant pour le froid ou le chaud et enfin votre éventuelle aversion pour la fréquentation par les touristes détermineront votre choix d’itinéraire.

La difficulté du trek

Il vous faut d’abord évaluer votre niveau en toute honnêteté. Et faire le choix éventuel de vous entraîner avant de partir. Vous devez également réfléchir à ce que vous attendez de votre voyage : essayez-vous de relever un petit (ou gros) défi ? Cherchez-vous simplement à prendre du plaisir à marcher et profiter au maximum des rencontres et de votre temps libre ?  Enfin, souhaitez-vous monter en altitude ?

Quand partir ?

Les hautes saisons de trek sont mars-avril et octobre-novembre : les températures sont raisonnables, il est possible de monter en altitude et les sommets sont dégagés. Le printemps est intéressant pour la flore mais parfois les cols d’altitude restent enneigés. L’automne offre un ciel très pur. Les itinéraires les plus célèbres sont très fréquentés (Everest et Annapurnas). En mars et novembre, il fait froid en altitude et vous devez absolument emporter le duvet idoine (que l’on peut d’ailleurs louer  à Katmandou pour 2002 roupies par jour environ).

Les chemins à faible altitude sont praticables toute l’année. L’été et l’hiver sont beaucoup moins fréquentés. En hiver il fait froid et des chutes de neige sont possibles. En été, c’est la mousson, il fait chaud, et il faut pouvoir tolérer la pluie et les sangsues. Les sommets se découvrent rarement (mais alors quelle excitation !). Certaines régions comme le Mustang et le Dolpo peuvent être visitées en été car la mousson y est beaucoup moins forte.

Votre budget

Le coût du voyage dépend de plusieurs facteurs : le nombre de participants, le permis de trek plus ou moins cher selon les régions, la présence ou non de lodges… et la durée du trek bien entendu !

Dans le Mustang et le Dolpo, deux régions de la sphère géographique tibétaine, le permis est assez cher (minimum 500 dollars).

Dans les régions très peu fréquentées, l’absence de lodges nécessite de partir en mode camping avec cuisiniers et porteurs pour la logistique (tentes, nourriture). Le groupe doit être suffisamment important si vous voulez éviter un budget trop élevé.

Enfin, si vous partez en individuel, le coût augmente si vous avez un guide et un porteur pour vous seul.

Treks courts

Si vous souhaitez marcher moins de 10 jours, dans des conditions pas trop difficiles, les treks décrits ci-après sont adaptés.

Différents itinéraires et durées sont possibles au sud du massif des Annapurnas. Les altitudes sont modérées, les lodges sont nombreux et confortables, mais les chemins sont plutôt fréquentés au printemps et à l’automne. Attention, il y a des passages avec descentes et montées successives  et beaucoup d’escaliers en pierre. Un minimum d’entraînement est donc nécessaire.

On citera les balcons des Annapurnas, la boucle Gandruck-Landruck, les crêtes de Khopra.

Le sanctuaire des Annapurnas, un peu plus sportif, vous emmène à plus de 4000 mètres au cœur du massif et est également très touristique en haute saison.

Le Mardi Himal trek est moins connu et de difficulté moyenne.

A l’Est de Pokhara, vous pouvez suivre le Gurung Heritage Trail ou le trek de Siklès. Ce sont des itinéraires pas trop difficiles et beaucoup moins touristique que leurs voisins proches. L’hébergement est plus rustique mais vous approchez d’avantage la vie locale.

Entre Pokhara et Katmandou, au pied du massif du Manaslu, vous pouvez également parcourir la vallée de la Tsum (9-10 jours de marche) ou marcher dans les collines dans le district de Gorkha.

Au nord et aux alentours de Katmandou, des parcours de difficulté variable existent. Dans la vallée, de nombreux circuits faciles sont réalisables pour des durées de 2 à 8 jours.

En remontant vers le nord, vous pouvez opter pour le  Trek de l’Hélambu (8 jours), le Tamang Heritage Trail (6-7 jours), la vallée du Langtang (7-8 jours), les lacs de Gosaikund (7-8 jours). Les deux derniers montent à plus de 4000 mètres. Le Langtang est un bon choix pour une première expérience.

Plus à l’Est du Népal, vous pouvez choisir la vallée de la Rolwaling (9 à 16 jours selon l’itinéraire choisi au départ) ou le trek de Pikey (8 jours), deux itinéraires très peu fréquentés.

Treks longs

Pour un parcours de 10 jours ou plus, voici quelques exemples de treks, d’Ouest en Est.

Le Dolpo : plusieurs circuits possibles de 10 à 20 jours de mai jusqu’en octobre. Il faut partir avec la logistique qui va bien car il n’y a quasiment pas de lodges.

Le tour des Annapurnas peut désormais être réalisé en 10 jours. L’itinéraire est extrêmement intéressant mais très touristique. Il faut passer un col à 5400 mètres. Il est possible d’intégrer de nombreuses variantes : détour par le lac de Tilicho (+ 3 jours), excursion dans les vallées de Nar et Phu (+ 7 jours).

Le Mustang peut se faire en 10 jours et vous pouvez prolonger votre marche par la descente de la Kali Gandaki (5-6 jours) pour revenir à Pokhara.

Le Tour du Manaslu se réalise en 16 jours avec un passage de col à 5100 m. Une extension de 6 jours est possible dans la vallée de la Tsum, ouverte au tourisme depuis peu.

Au nord de Katmandou, vous pouvez combiner au choix le Tamang Heritage Trail, le Langtang, les lacs de Gosaikund et l’Hélambu pour allonger votre itinéraire.

Le Camp de base de l’Everest est possible en 12 jours depuis Lukla. Les paysages sont superbes mais il y a du monde en octobre-novembre et l’aéroport de Lukla est vite saturé en cas de mauvais temps. Si la foule vous dérange, partez plutôt au printemps. Vous pouvez également opter pour les Lacs de Gokyo (16 jours) ou l’Everest par les trois cols (18 jours, assez difficile).

Plus à l’Ouest, Le camp de base du Makalu, assez difficile, se fait en 13 jours avec un maximum à 5000 m. Enfin, dans l’extrême ouest, le Kanchenjunga et ses deux camps de base se réalisent en 20 jours. Entre les deux, la vallée d’Arun, très peu visitée, se parcoure en 11 jours.

Voilà pour une description rapide des circuits les plus réputés ! N’oubliez pas que plus vous vous éloignez de Katmandou, plus les journées de trajet sont fatigantes pour vous rendre au point de départ du trek. Des vols intérieurs existent pour ceux qui souhaitent gagner du temps.

Il faut prévoir à minima une journée à Katmandou avant et après le trek. Vous en profiterez pour découvrir les trésors de de la vallée, tout aussi exceptionnels que les montagnes de l’Himalaya. La première journée permet de gérer un éventuel retard de bagages (cela peut arriver !) et la dernière constitue une marge de sécurité pour être sûr de ne pas rater votre avion !

N’hésitez-pas à nous envoyer un petit message si vous souhaitez être conseillé !

A table !

La cuisine népalaise trouve son inspiration au Sud et au Nord de l’Himalaya. Le riz, cultivé dans le Sud et dans le pays des collines, est l’aliment de base des Népalais. En montant progressivement sur les pentes de l’Himalaya, le riz laisse la place au maïs puis à l’orge à l’approche des grands cols d’altitude. Moins végétariens que leurs voisins indiens, les Népalais consomment du poulet, du mouton, du buffle, très rarement du porc et surtout pas de bœuf, religion hindoue oblige (la vache est sacrée).

La cuisine népalaise n’est pas très variée mais offre quelques plats emblématiques que vous trouverez partout :

  • Le Dal Bhat, plat national et d’origine neware, est constitué de riz et lentilles dans sa version simple. Au restaurant ou lorsque les familles reçoivent, il s’agrémente de viande cuisinée aux épices, légumes verts, curry de pommes de terre, “pickles” (condiments à base de légumes et  épices)  et crudités.
  • Les momos, d’origine tibétaine, sont de délicieux (vraiment!) raviolis frits ou cuits à la vapeur et servis avec une sauce légèrement piquante.
  • Enfin, on peut mentionner la Thupkha tibétaine qui est une soupe aux nouilles avec légumes émincés et viande.

Dans les lodges ou en altitude, vous pouvez également consommer des plats à base de riz ou pâtes frites. Si les népalais prennent rarement un petit déjeuner, les touristes se voient offrir le matin des chapatis (galettes de blé), des beignets ou des pancakes accompagnés d’omelette.
A Katmandou ou Pokhara, une grande variété de restaurants vous permet de profiter des cuisines du monde : plats internationaux, cuisine chinoise, indienne, japonaise, italienne, etc. A noter que les Népalais font de très bonnes frites !

Côté boisson, le thé reste une institution. Il est souvent mélangé à des épices (cannelle, gingembre, muscade, poivre, clous de girofle, etc.) et servi bien sucré. Le thé tibétain est quant à lui légèrement salé et beurré … Mais c’est vous qui choisissez !
Et bien entendu, comme dans tous les pays du monde, vous pouvez consommer la bière produite localement : elle est plutôt légère et servie dans des bouteilles de 65 cl. Les marques les plus célèbres sont Népal Ice, Everest et Gurkha. Dans les régions de culture tibétaine, essayez le Chang (bière à base de d’orge) ou la Thomba (à base de millet). Enfin, dans le rayon des alcools plus forts, les Népalais consomment de la vodka, du rhum et du whisky.

© Copyright 2024 Aventures Népalaises.